|
GLOBAL SYSTEMIC CRISIS Press clippings
Greenspan & Bernanke still don't get itCNN Money
India raises key rate to help fight inflationFinancial Times
Britain: A heap of differenceFinancial Times
Dutch state short 29 billion eurosNRC Handelsblad
Retrouvez le charme de l’orMoney Week
EU slams Sweden for overoptimistic budgetSwedish Wire
Trichet : l'euro, la crise et nousLe Point
Subscribe this free Press Review
|
Juin 2006 - Entrée dans la phase 2 de la crise systémique globale : la phase d'accélération - Conséquences pour les acteurs et décideurs économiques et politiquesCommuniqué GEAB N°5 – 15 mai 2006LEAP/E2020 a annoncé, le 15
Février 2006, le
déclenchement d’une
crise systémique
globale pour la fin du
mois de Mars suivant.
Aujourd’hui, à
la mi-Mai 2006, Leap/E2020
est en mesure d’annoncer
que cette phase initiale
de la crise systémique
globale est presque terminée
et que dès le début
Juin 2006, la crise va
entrer dans sa phase d’accélération.
Avant d’en décrire
les principales caractéristiques
(qui sont détaillées
dans le GlobalEurope
Anticipation Bulletin
N°5), LEAP/E2020
juge néanmoins
utile d’expliciter
le mode de développement
d’une telle crise
systémique.
Une crise systémique
globale se développe
selon un processus complexe
qu’on peut découper
en quatre phases qui peuvent
se chevaucher :
. une première
phase dite « de
déclenchement »
qui voit soudain toute
une série de facteurs,
jusqu’alors disjoints,
converger et se mettre
à interagir et
qui reste essentiellement
perceptible pour les observateurs
attentifs et les acteurs
principaux.
. une deuxième
phase dite « d’accélération
» qui est caractérisée
par la prise de conscience
brutale par la grande
majorité des acteurs
et observateurs que la
crise est bien là
car elle commence à
affecter un nombre rapidement
croissant de composantes
du système.
. une troisième
phase dite « d’impact
» qui est constituée
par la transformation
radicale du système
lui-même (implosion
et/ou explosion) sous
l’effet des facteurs
cumulés, et qui
affecte simultanément
l’intégralité
du système.
. et enfin, une quatrième
phase dite de «
décantation »
qui voit se dégager
les caractéristiques
du nouveau système
issu de la crise.
Dans le cas de l’actuelle
crise systémique
globale, LEAP/E2020 considère
désormais que la
phase initiale, de déclenchement,
est en train de se terminer
et que courant Juin 2006,
le monde va entrer dans
phase d’accélération
de la crise. Ainsi, en moins de trois
mois, tout un tas de «
certitudes » sur
l’avenir se sont
trouvées bouleversées
(domination « inéluctable
» du Dollar, «
retour » à
un pétrole bon
marché, solution
pacifique du conflit Iran/Usa,
durabilité de la
« bulle immobilière
» américaine,
« domination »
des Etats-Unis sur les
autres acteurs mondiaux
clés que sont la
Chine et la Russie, …)
et un grand nombre d’indicateurs
pointent désormais
dans des directions convergentes
et déséquilibrantes
pour le système
actuel (montée
vertigineuse du prix de
l’or et des métaux
précieux, montée
des pressions inflationnistes,
remontée des taux
d’intérêts,
approche de la barre de
l’Euro à
1,30$, transformation
en Euros d’un montant
croissant de réserves
des banques centrales,
montées des monnaies
asiatiques, crises boursières
et monétaires dans
plusieurs régions
du monde, multiplication
depuis un mois environ
d’articles dans
la grande presse internationale
et nationale mentionnant
les termes « krach,
crise, effondrement, risque
de conflit, … »
). ![]() Figure 1 - Evolution Dow
Jones/M3 --- Dow Jones/Gold
- source : www.sirchartsalot.com
Cette phase de déclenchement
joue en fait, selon l’équipe
de LEAP/E2020, le rôle
de période d’
« apprentissage
» pour les acteurs
du système. Certains
ont correctement anticipé
les évolutions
et pariés sur la
rupture avec les tendances
censées dominer
le système. Et
alors qu’ils paraissaient
marginaux et inconscients
aux yeux de la majorité
des acteurs il y a encore
quelques semaines, ils
apparaissent désormais
comme ceux qui ont su
« gagné »
alors que le plus grand
nombre commence à
constater qu’il
a « perdu »
en suivant les tendances
« normales »
du système. Cet
« apprentissage
» a des conséquences
cumulatives et renforce
ensuite considérablement,
et très rapidement,
les tendances de rupture
en cours. C’est
ce phénomène
notamment qui induit le
passage de la phase de
déclenchement à
celle d’accélération
de la crise. Par ailleurs,
il renforce également
les convictions des acteurs
stratégiques qui
se sont engagés
dans des logiques de rupture
(ou qui ont anticipé
les ruptures) d’avec
le système en place
; tout en affaiblissant
durablement les capacités
de régulation du
système puisqu’il fait désormais face à une crise
de confiance en voie de
généralisation.
Or, dans le système
global hérité
de l’après
Seconde Guerre Mondiale
et transformé par
la Chute du Rideau de
Fer, que ce soit dans
le domaine financier,
économique, monétaire
ou stratégique,
l’essentiel repose
sur la confiance accordée
par tous à un acteur
central (les Etats-Unis)
et aux différentes
composantes de sa puissance.
Le passage de la phase
1 à la phase 2
marque l’effondrement
de cette confiance domaine
après domaine. ![]() Figure 2- Saisies immobilières
aux Etats-Unis LEAP/E2020 considère donc que c’est au cours du mois de Juin 2006 que ces pertes de confiance sectorielles, en voie de généralisation dans chaque secteur, devraient converger pour produire l’accélération du processus de crise. Cette accélération, qui devrait s’étendre sur 3 à 6 mois, aura notamment sept conséquences concrètes essentielles : 1. L’effondrement
accéléré
du Dollar
2. Une crise socio-politique interne aux Etats-Unis 3. Un conflit militaire Iran/Usa/Israel 4. Une inflation mondiale accrue 5. La rupture du processus de globalisation commerciale et économique 6. L’émergence accélérée de nouveaux « blocs » régionaux/continentaux 7. Un rééquilibrage de la valeur relative des actifs mondiaux. Le passage à la
phase 3 (dite «
d’impact »)
du processus de crise
systémique globale
interviendra lorsqu’au
moins quatre des facteurs
précités
seront avérés.
Parallèlement,
au cours de cette phase
d’accélération,
il est ainsi déjà
possible de discerner
certaines tendances qui
façonneront le
futur système global,
et donc de commencer à
engager les décisions
et les politiques qui
préparent l’avenir
post-crise. Mardi 3 Octobre 2006
Dans la même rubrique :
|
GEAB N°43 - Sommaire- Publié le 15 mars 2010 -
La crise marque la fin de la primauté de la sphère financière et le déclin durable de la City et de Wall Street
C'est une approche géopolitique tout autant qu'économique, financière et monétaire qui a conduit LEAP, en Février 2006, à annoncer l'imminence de ce que nous avons appelé « la crise systémique globale ». Cette même démarche tend aujourd’hui à confirmer que dans le « monde d’après la crise », l’économie réelle va reprendre son caractère central, alors que ces dernières décennies ont été marquées par la centralité de l’économie virtuelle de la sphère financière... (page 2) S'abonner Les cinq séquences de la phase de dislocation géopolitique globale : (page 7) 0. Initiation de la phase de dislocation géopolitique mondiale (page 12) 1. Séquence 1 : Conflits monétaires et de chocs financiers (page 12) 2. Séquence 2 : Conflits commerciaux (page 14) 3. Séquence 3 : Crises souveraines (page 14) 4. Séquence 4 : Crises socio-politiques (page 16) 5. Séquence 5 : Crises stratégiques (page 17) Lire communiqué public « Attention danger » : Classement des huit risques souverains plus dangereux que la Grèce En fonction des informations les plus récentes, l'équipe de LEAP/E2020 a affiné son classement du risque-pays publié à l'automne 2009. Il apparaît ainsi clairement que huit Etats importants sont dans une situation pire que celle de la Grèce, confirmant parfaitement notre anticipation sur le fait que le cas grec n'est qu'un arbre cachant la forêt… (page 18) S'abonner Recommandations stratégiques et opérationnelles Devises, Actions/Obligations, Mesurer le degré de risque socio-politique d'un pays (page 20) S'abonner Le GlobalEurometre - Résultats & Analyses On constate par ailleurs un nouveau renversement de majorité concernant l'éventualité de désordres politiques et sociaux dans leur pays : ceux qui craignent une telle évolution redeviennent largement majoritaires ce mois-ci (76% contre 57% qui pensaient le contraire en Février)… (page 23) S'abonner |
Subscribe to our FREE Press Review


