'El 76% de los europeos creen que la crisis no finalizará antes de 2012' (GlobalEurometre de junio de 2009)
'76 percent of the Europeans estimate that the crisis will not be over by 2012' (GlobalEurometre June 2009)
'76% des Européens estiment que la crise ne sera pas terminée d'ici 2012' (GlobalEuromètre de juin 2009)
'76% der Europäer gehen davon aus, dass die Krise nicht bis 2012 beendet sein wird' (GlobalEurometer Juni 2009)
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One Million Americans Face Loss Of Jobless Benefits In January24/7 Wall Street
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Les sept séquences de la phase d'impact de la crise systémique globale (2007-2009)Communiqué public GEAB N°18 (15 octobre 2007)
Depuis la prise de conscience généralisée de l'existence d'une crise globale, le déroulement de la phase d'impact de la crise systémique globale devient plus précisément anticipable. Les facteurs psychologiques impliqués ainsi que les types d'actions et de réactions des différents acteurs concernés éclairent considérablement le processus à venir.
L'équipe de chercheurs de LEAP/E2020 estime donc désormais que la phase d'impact de la crise sytémique globale en cours sera plus longue que ce que LEAP prévoyait il y a un an (cf. GEAB N°8). En effet, l'ampleur du premier choc financier et bancaire ressenti en Août 2007 signifie pour notre équipe de chercheurs que l'impact va se développer sous la forme de sept séquences majeures, affectant de manière parfois spécifique les principales régions du monde. La phase d'impact s'étalera ainsi sur plus de deux années à compter du point d'inflexion franchi en Avril 2007 (cf. GEAB N°12), jusqu'à la fin 2009. Ensuite débutera la phase dite de « décantation » (cf. GEAB N°5) qui correspondra à la pérennisation des nouveaux équilibres du système mondial. Jusqu'à Juin 2007, dans les numéros du GEAB, LEAP/E2020 a anticipé et décrit l'affaissement du système et prévenu sur les effondrements à venir. Dorénavant, nos équipes vont s'attacher à anticiper les développements des sept séquences de l'effondrement. Dans ce numéro d'Octobre 2007 du GEAB (N°18), LEAP/E2020 analyse les grandes lignes de chacune des sept séquences et développe un calendrier précis pour chacune d'entre elles. L'ensemble est d'ailleurs rassemblé dans un tableau temporel synthétique de la phase d'impact (jusqu'à la fin 2009). Dans ce communiqué public est présentée la séquence 1 en plus de la liste des six autres séquences. Séquence 1 : L'infection financière globale via l'endettement américain : Cent ans après les « emprûnts russes », les « dettes américaines » Séquence 2 : L'effondrement boursier en particulier en Asie et aux Etats-Unis : De - 50% à -20% en un an, pour les bourses, selon les régions du monde Séquence 3 : L'éclatement de l'ensemble des bulles immobilières mondiales : Royaume-Uni, Espagne, France et pays émergents Séquence 4 : Tempête monétaire : La volatilité au plus haut sur fond de Dollar US au plus bas Séquence 5 : Stagflation de l'économie globale : Recessflation aux USA, croissance molle en Europe, récession Séquence 6 : « Très Grande Dépression » aux Etats-Unis, crise sociale et montée en puissance des militaires dans la gestion du pays Séquence 7 : Accélération brutale de la recomposition stratégique globale, attaque sur l'Iran, Israël au bord du gouffre, chaos moyen-oriental, crise énergétique SEQUENCE 1 - L'infection financière globale via l'endettement américain : Cent ans après les « emprûnts russes », les « dettes américaines » (2° Trimestre 2007 – 3° Trimestre 2008)
Comme l'a expliqué l'équipe de LEAP/E2020 dans le GEAB N°17, la dimension financière de la crise actuelle tient en grande partie son origine dans le fait qu'au cours des deux dernières décennies, l'économie américaine s'est essentiellement spécialisée dans la production de « dettes » (des ménages, des entreprises et des institutions publiques) et qu'une partie croissante de cette dette collective a été vendue à des détenteurs étrangers qui sont en train de s'apercevoir qu'ils risquent de n'être jamais remboursés de l'intégralité de leurs prêts (grâce auxquels l' « American Way of Life » s'est financée ces dernières années). Les plus méfiants, ou plutôt les plus perspicaces, commencent même à se demander s'ils seront tout simplement remboursés. La comparaison avec les emprûnts russes n'est ainsi pas seulement un trait d'humour mais bel et bien une comparaison raisonnable car nous sommes désormais entrés dans une situation où, s'ils n'imprimaient pas la monnaie qui leur sert de moyen de paiement, les Etats-Unis seraient en situation de cessation de paiement puisque leur endettement collectif dépasse les 400% de leur PNB.
Evolution de la dette totale des Etats-Unis (privée et publique) - 1957/2006 - Sources Grandfather Economic Report/ US Federal Reserve
Pour l'instant, du fait qu'ils ont encore une position centrale tant en terme de devise que de pilier du système financier mondial (1), ils utilisent l'affaiblissement continu de leur monnaie pour rembourser le reste de la planète en « monnaie de singe » (évolution anticipée dans le GEAB N°2 de Février 2006). Ils ont également tenté de cacher l'insolvabilité croissante de leurs acteurs économiques en faisant revendre par les banques de Wall Street (et leurs avides partenaires internationaux) des actifs financiers « virtuels », c'est-à-dire dont la valeur repose sur des formules mathématiques absconses, les fameux CDOs (cf. GEAB N°17). Cette méthode de valorisation est équivalente à celle utilisée dans l'Antiquité pour connaître la volonté des dieux lorsqu’on ouvrait les entrailles d'un poulet pour y lire l'avenir. Les CDOs fonctionnent sur le même principe (à ce détail près que c'est le portefeuille de l'acheteur qui se fait éviscérer) : aujourd'hui, ces actifs fictifs sont partout dans le bilan des banques, petites et grandes, dans les portefeuilles des « hedge funds », dans les trésoreries des entreprises, dans les placements des particuliers... Et personne n'a la moindre idée de combien ils valent (2), ce qui dans le monde de la finance tend à laisser penser qu'ils ne valent pas grand-chose.
Les chiffres de pertes annoncés ces derniers jours par les grandes banques internationales laissent notre équipe perplexe : seulement une petite vingtaine de milliards de Dollars au total. On aurait donc assisté depuis la mi-Août 2007 à des interventions historiques (et qui continuent de l’être) des banques centrales du monde entier, injectant plusieurs centaine de milliards d'Euros dans le système financier mondial pour tenter de remettre en route (pour l'instant sans résultats significatifs ) la « pompe à liquidité » mondiale avec comme seul retombées négatives pour les grandes banques internationales une petite entaille de 20 milliards de Dollars dans la courbe de croissance de leurs profits ? Pour LEAP/E2020, on atteint là un degré extrême de manipulation des actionnaires, des épargnants et des investisseurs (3). D'ailleurs, preuve que ceux qui croyaient la crise financière derrière nous prennent leurs désirs pour des réalités (à moins qu’ils ne spéculent actuellement en bourse) (4), les grandes banques américaines viennent de prendre la décision de créer un « pool » de 75 milliards de dollars pour faire face au risque d'effondrement du marché des actions dans le cas d'une extension de la crise de liquidité. Selon LEAP/E2020, les sommes qui sont en train de s'évanouir en fumée au fur et à mesure de la prise de conscience que la plupart des CDOs ne valent en fait pas grand chose se mesurent en centaines de milliards de dollars et non en dizaines. Avec cette « force de frappe » de soixante-quinze milliards, Hank Paulson, le secrétaire d'Etat au Trésor US et ancien patron de Goldman Sachs, a orchestré la contribution directe des banques américaines à la défense contre la crise de confiance en gestation. Selon notre équipe, il est actuellement l'un des rares dirigeants américains à avoir une certaine conscience de l'ampleur de la crise en cours et à tenter d'être pro-actif (6) (plutôt que réactif comme l'est par exemple Ben Bernanke, le patron de la Fed). Il espère, selon nos chercheurs, parvenir à éviter la transformation de cette crise de liquidité en une immense crise de confiance dans l'ensemble des valeurs financières et monétaires américaines. Et il s'est rendu compte que l'action des banques centrales ne suffisait pas à endiguer le problème. En effet, après deux mois d'infusions financières massives continues, une baisse de taux agressive de la Fed (-0,5%) et la pause de la hausse des taux de la BCE, rien n'est revenu à la normale. Actuellement les grands établissements financiers, en particulier américains, ont cherché à gagner du temps dans l'espoir d'une amélioration de la situation pour les plus optimistes ou les plus naïfs, ou plus probablement pour organiser la sortie de leurs bilans du maximum possible de pertes, en les transférant sur d'autres opérateurs et en s'arrangeant pour que l'ensemble de la profession participe à ce tour de passe-passe. Les banques américaines sont bien entendu en première ligne sur cette affaire puisque c'est leur propre marché qui est train de partir en fumée. Et le pool nouvellement créé est l'indicateur qu'on s'approche d'un nouveau choc financier, encore plus brutal que celui d'Août dernier, que notre équipe anticipe entre Novembre 2007 et Février 2008. Pour LEAP/E2020, il faudra attendre encore une année pour que l'ampleur des pertes générées par la crise des « subprimes » et son amplification via les CDOs puisse être mesurée pleinement. Pendant ce temps, nous allons assister à une crise de confiance croissante dans le système financier américain (7) et par ricochet sur les systèmes financiers occidentaux. Les marges de manoeuvre à la baisse des taux de la Fed sont épuisées pour les mois à venir, faute de voir le dollar US s'effondrer littéralement (8); une option que désormais les partenaires économiques des Etats-Unis (Européens en-tête, et Chinois plus discrètement) envisagent et tentent de prévenir. Si dans les précédents numéros, nous avons déjà largement détaillés les conséquences prévisibles de cette crise financière sur les partenaires des Etats-Unis, détenteurs d'actifs financiers américains, il est utile de garder à l'esprit qu'elle a un impact majeur aux Etats-Unis même, puisque près de 30% de la dette américaine est détenue par des opérateurs privés américains. Nous reviendrons sur cet aspect dans la séquence sur la « Très Grande Dépression US ».
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Notes : (1) La crise systémique globale est justement le processus entraînant de la fin de cette situation avantageuse dont ont bénéficié les Etats-Unis depuis 50 ans. (2) « Moody's cuts credit ratings on about 2000 subprime bonds », Wall Street Journal, 12/10/2007 (3) « Asset-backed paper falls for ninth straight week », MarketWatch/DowJones, 11/10/2007 (4) « What Citigroup did'nt say », MarketWatch/DowJones, 07/10/2007 (5) « Big banks, Treasury discuss help for securities markets », MarketWatch/DowJones, 13/10/2007 (6) On l'avait déjà constaté avec ses tentatives de prévenir une collision commerciale frontale entre la Chine et les Etats-Unis sous la pression du Congrès et des industriels américains ; même si ces efforts restent sans impact significatif. (7) « Lazy portfolios betting big overseas », MarketWatch/DowJones, 08/10/2007 (7) « Strong silence from US on dollar's weakness », International Herald Tribune, 10/10/2007 Lundi 15 Octobre 2007
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GEAB N°39 - Sommaire- Publié le 15 novembre 2009 -
Crise systémique globale - Les Etats face aux trois « options terribles » de 2010 : Inflation, forte pression fiscale ou cessation de paiement
Faute de refonte majeure du système monétaire international, le monde est bien en train d'entrer actuellement dans la phase de dislocation géopolitique mondiale de la crise systémique globale. Pour l'année 2010, sur fond de dépression économique et sociale, et de protectionnisme accru, cette évolution va ainsi condamner un grand nombre d'Etats à choisir entre trois options brutales, à savoir : l'inflation, la forte hausse de la pression fiscale ou la cessation de paiement.... (page 2) Lire communiqué public La fin du consommateur occidental tel qu'on le connait depuis plus de 30 ans Si le consommateur américain, incarnation de l'American Dream depuis Henry Ford, est bel et bien mort, le consommateur occidental (hors USA) tel qu'on le connaît depuis une trentaine d'années est arrivé de son côté en bout de course. Et, selon LEAP/E2020, il serait erroné de penser que les Asiatiques ou les Latino-Américains vont se substituer à ces deux « bêtes à consommer » pour permettre à la « planète-profit » de continuer à tourner sereinement… (page 7) S'abonner Sortie de crise : La collision avec la réalité - Réel état des lieux fin 2009 : USA, Euroland, Chine Que les Etats-Unis, le Royaume-Uni, et même le Japon, s'acharnent désespérément pour éviter la cessation de paiement ou que la France et l'Allemagne n'aient d'autres choix réels d'ici la fin 2010 que d'augmenter leurs impôts, dans tous les cas de figure, sur fond d'inflation des biens de nécessité et des actifs spéculatifs, l'année 2010 va marquer la dure collision des politiques anti-crise avec la réalité de la crise systémique globale… (page 12) S'abonner Le réveil de la Turquie : la sortie progressive hors du camp occidental A la faveur de la crise systémique en cours et de l'affaiblissement rapide de la puissance des Etats-Unis et de l'armature occidentale sur laquelle cette puissance repose, la Turquie est en train de redéfinir fondamentalement ses intérêts géopolitiques majeurs. Les nouvelles priorités en gestation vont constituer d'ici 2012 la plus profonde remise en cause effectuée par Ankara depuis son entrée dans l'OTAN en 1952… (page 17) S'abonner Recommandations stratégiques et opérationnelles . Devises / Or : Les tendances se confirment . Immobilier : Louer ou acheter – une alternative à considérer soigneusement désormais . Actions/Obligations : Le point d'inflexion approche . « Excès de liquidité » : Une explication iconoclaste (page 21) S'abonner Le GlobalEurometre - Résultats & Analyses L'unanimité des sondés (99%) ne perçoivent aucun signe d'amélioration économique dans leur pays… (page 23) S'abonner |
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