'El 76% de los europeos creen que la crisis no finalizará antes de 2012' (GlobalEurometre de junio de 2009)
'76 percent of the Europeans estimate that the crisis will not be over by 2012' (GlobalEurometre June 2009)
'76% des Européens estiment que la crise ne sera pas terminée d'ici 2012' (GlobalEuromètre de juin 2009)
'76% der Europäer gehen davon aus, dass die Krise nicht bis 2012 beendet sein wird' (GlobalEurometer Juni 2009)
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GLOBAL SYSTEMIC CRISIS Press clippings
The Dream of ZeroNew York Times
Brussels Intervenes to Slow Greece's PlungeDer Spiegel
Investors Fear Europe’s Woes May Extend Global SlumpNew York Times
Europeans Revitalize Plants to Save JobsNew York Times
The Next ContagionMoney&Markets
No Help in Sight, More Homeowners Walk AwayNew York Times
De plus en plus d'Américains souffrent de la faimYahoo/Reuters
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Facteur N°4 - Récession économique aux Etats-Unis- Extrait GEAB N°19 (15 novembre 2007) -
Les abonnés au GEAB savent depuis le 16 novembre 2007 que les Etats-Unis sont entrés en récession à ce moment-là... les médias classiques viennent de l'admettre - en décembre 2008.
LEAP/E2020 estime que l'économie américaine est entrée en récession dès le début 2007. Et nous continuons à confirmer cette analyse malgré les statistiques officielles publiées par les autorités américaines. Au-delà de l'anticipation de l'impact de la récession économique américaine sur les banques opérant aux Etats-Unis, il nous paraît utile d'analyser aussi dans cette partie du GEAB N°19 à quel point les statistiques officielles américaines sont devenues totalement surréalistes. Pour ceux qui les concoctent et les diffusent, elles ne sont en effet plus censées décrire la réalité mais au contraire maintenir la crédibilité d'une fiction qui masque la réalité. Depuis le début de la parution du GEAB, notre équipe a eu l'occasion à plusieurs reprises de démontrer comment et avec quelle ampleur les chiffres officiels américains étaient purement et simplement trafiqués pour satisfaire aux exigences politico-économiques du moment. Chiffres de l'inflation, du chômage, de l'emploi, de la croissance, du PNB... , nous avons déjà détaillé nombre de manipulations qui rendent ces statistiques sans intérêt pour connaître l'état et anticiper l'évolution de l'économie américaine. D'ailleurs, si elles l'osaient, il est probable que ces mêmes autorités feraient subir à ces statistiques le même sort qu'elles ont fait subir il y a 18 mois à M3, à savoir arrêter purement et simplement leur publication (1). Mais évidemment, la visibilité et l'importance politico-économique de ces statistiques rendent impossible cette solution. Alors, comme nombre d’autres gouvernements le font ailleurs, il ne reste plus qu'à truquer les chiffres en espérant que la réalité se rapprochera de la fiction. La France sur le chômage ou le Royaume-Uni sur la pauvreté ne font pas autre chose. L'URSS et les pays du bloc communiste étaient passés maîtres dans cet art de déconnecter complètement les statistiques de la moindre réalité. Il semble à nos chercheurs que les dirigeants américains s'orientent là aussi (2) dans une direction identique. Pour compléter la longue liste des statistiques déjà analysées par LEAP/E2020 depuis près de deux années, nous examinerons rapidement deux statistiques « clés » destinées à indiquer que l'économie américaine n'est pas en récession : le chiffre de l'emploi et le taux de chômage. Le dernier chiffre officiel de l'emploi aux Etats-Unis (Octobre 2007) serait de +166.000 avec un taux de chômage stable à 4,7% de la population à la recherche d'un emploi (3) : signes d'une économie, certes un peu anémique, mais somme toute allant de l'avant. Le problème avec ce chiffre (et ceux des mois précédents), c'est qu'il s'appuie sur de supposées créations d'emploi dans des secteurs hautement improbables. Ainsi, pour Octobre 2006, les 166.000 créations nettes seraient notamment atteintes grâce à 25.000 nouveaux emplois dans la finance et 14.000 dans la construction. Or, ces deux secteurs sont sinistrés et, depuis plusieurs mois, il ne se passe par une journée sans que soient annoncées des faillites d'entreprises et des licenciements massifs. D'ailleurs, une autre statistique gouvernementale sur l'emploi calculée à partir des ménages américains, et qui, fort malencontreusement, ne bénéficie pas de la même publicité que la précédente, a conclu quant à elle à une perte nette de 211.000 emplois en Octobre 2007 (4).
Evolution de l'emploi aux Etats-Unis (Septembre 2001 – Avril 2007) - Comparaison des deux méthodes de calcul – Source Befuddledmonkey
Pourquoi un tel écart ? Tout simplement du fait d'un biais statistique bien connu des services du «Bureau of Labor Statistics » puisqu'ils vont jusqu’à l’indiquer sur leur site (5) : « L'inconvénient le plus important de ce modèle ou de tout approche fondée sur des séries chronologiques est que la modélisation suppose une poursuite prévisible de l'évolution historique et des relations et, par conséquent, est susceptible d'avoir quelques difficultés à produire des estimations fiables lors de retournements économiques ou pendant les périodes où il y a des changements soudain de tendance ». Autrement dit, le calcul de cet indicateur d'emploi n'est fiable que lorsqu'aucune variation importante n'affecte l'économie. Ce qui n'est pas vraiment le cas depuis plusieurs mois où la conjonction des crises immobilières et financières provoque une rupture brutale des tendances dominantes de l'économie US de ces dernières années. Pour parler encore plus clairement, selon notre équipe, cette statistique n'a strictement aucune valeur descriptive ou prédictive. Celle des ménages a au moins le mérite d'être fondée sur une enquête même si l'échantillon est très réduit.
Le taux de chômage résulte du même type de tour de « passe-passe » statistique. Comme il est fondé sur le nombre de personnes déclarant chercher un emploi au moment du sondage, il ne prend pas en compte par exemple les 465.000 Américains supplémentaires qui ont déclaré en Octobre dernier ne plus chercher de travail (alors qu’ils ne travaillent pas) De cette manière, le taux de chômage ne risque pas de devenir alarmant. Pour le reste, même les médias financiers commencent à employer de plus en plus ouvertement le terme de récession à propos, par exemple, de certaines parties des Etats-Unis, comme l'état de Californie, poids lourd économique du pays (13% du PIB US), au sujet duquel MarketWatch/DowJones s'interroge ouvertement : « La Californie est-elle en récession ? » (6). Son gouverneur, Arnold Schwarzenegger, a quant à lui déjà tranché en décidant de réduire de 10% les dépenses de l'Etat du fait de la baisse des rentrées fiscales (7). De l'autre côté du pays, c'est le New York Times qui se pose la question « Recession? What recession? » et qui y répond dès la première ligne « Si ça ressemble à une récession et qu'on le ressent comme une récession .... ».
Californie - Maisons individuelles – Invendus en nombre de mois / Source Association Californienne des Promoteurs
Il s'agit en effet bien d'une récession avec pertes massives d'emplois dans quasiment tous les secteurs, appauvrissement généralisé de la population via l'éclatement de la bulle immobilière et les restrictions croissantes d'accès au crédit (8), baisse historique des prix de l'immobilier (9), chute rapide et continue de la valeur de la monnaie (10), baisse accélérée des rentrées fiscales à tous les niveaux (local, national et fédéral) (11), stagnation de la consommation des ménages (12)... Pour LEAP/E2020, les statistiques officielles ne pourront pas longtemps cacher la réalité car les chiffres qui proviennent d'autres sources (entreprises, fondations, centres indépendants de recherche...) convergent toutes dans la même direction : la récession est bien là !
Pour les grandes banques opérant aux Etats-Unis et, en ce domaine, tout particulièrement pour les banques américaines, c'est le facteur fatal en terme de revenus et d'actifs. Avec des consommateurs et des entreprises piégés dans une récession, c'est l'ensemble de leur « business model » de ces dix dernières années qui s'effondre. La sphère financière de Wall Street ne peut plus générer de profits faute d'une économie réelle en mesure de dégager des marges, faute d'opérateurs capables de rembourser leurs emprunts, faute d'entreprises en développement. Et la baisse du dollar ne compensera pas cette évolution. Elle va en revanche importer une forte inflation, comme mentionné déjà dans de précédents GEAB. Ce qui n'est pas non plus une bonne nouvelle pour un bilan des banques adossé à des montagnes de prêts.
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Notes: (1) Voir le communiqué de LEAP/E2020 du 24 Mars 2006. (2) Voir dans le GEAB N°18, nos analyses sur le fonctionnement de plus en plus « sous influence » des bourses américaines. (3) Source : US Bureau of Labor Statistics, 02/11/2007 (4) Source : New York Times, 03/11/2007 (5) Source : US Bureau of Labor Statistics, CES Net Birth/Death Model (6) Source : MarketWatch/DowJones}, 09/11/2007 (7) Source : CApoliticalnews, 06/11/2007 (8) Source : CNBC, 02/11/2007 (9) Source : National Realty News, 31/10/2007 (10) Et même Bloomberg s'attarde sur le fait qu'une vedette du rap américain choisit de montrer des liasses de billets de 500 euros au lieu de Dollars dans son dernier clip. Sources : Bloomberg, 14/11/2007 et YouTube, 19/11/2007 . (11) Source : USAToday, 31/10/2007 (12) Source : MarketWatch/DowJones, 08/11/2007 Jeudi 11 Décembre 2008
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