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Notes:
(1) Sans même parler des agences de notation qui passent leur temps à modifier leurs évaluations, preuve qu'elles ne disposent d'aucune méthodologie fiable et qu'elles voguent au gré des pressions et des modes.
(2) Qui peuvent juger ainsi directement à la fois la pertinence de nos anticipations et l'honnêteté de nos évaluations.
(3) Une évolution anticipée de longue date par notre équipe.
(4) A la demande de nombreux lecteurs US.
(5) C'est dans le GEAB 61 ou 62 que nous présenterons nos anticipations pour l'UE 2012-2016.
(6) Le président de l'UE, Herman Van Rompuy, a presque raison de dire que dans quelques années on jugera cette fin d'année 2011 comme une « annus mirabilis » pour l'Europe. Pour notre équipe, c'est 2012 qui sera en fait l'année clé. Source :
Le Soir, 13/12/2011
(7) Source :
New York Times, 10/12/2011
(8) La Banque des Règlements Internationaux vient de signaler au Royaume-Uni que sa politique de Quantitative Easing était en train d'échouer. Source :
Telegraph, 12/12/2011
(9) Quoiqu'en dise Angela Merkel aujourd'hui.
(10) Les Allemands, Néerlandais et autres pays excédentaires sont d'ailleurs bien décidés à revenir sur ce point le jour venu. Et nous maintenons notre anticipation sur le fait que 30% des dettes occidentales publiques ne seront pas remboursées en 2012 : en Europe, au Japon et aux Etats-Unis.
(11) C'est-à-dire les pays européens encore inféodés à Washington comme la Tchéquie de Vaclav Klaus, les pays baltes ou la Suède.
(12) Tous les pays hors zone Euro, sauf le Royaume-Uni, se sont sagement rangés derrière la bannière de la monnaie unique européenne. Mais bien entendu, ils sont sans aucun doute « irresponsables », « idiots » ou « inconscients »… à la différence des chroniqueurs des médias anglo-saxons qui eux savent que tout cela est condamné à l'échec. Tout comme avant 2008, ils étaient persuadés de l'invincibilité de la finance anglo-saxonne ou, jusqu'au second semestre 2011, que la crise était sous contrôle ! Source :
Libération, 13/12/2011
(13) Ce type de visites US de haut rang ou de coup de téléphones présidentiels, largement relayés par la presse US, juste avant un sommet européen est devenu une caractéristique de l'administration Obama. Faute de pouvoir influer sur les événements - puisque les Eurolandais ont bien fait comprendre à Washington de s'occuper de ses propres affaires, cela permet de faire croire à l'opinion publique américaine que Washington est toujours le « deus ex machina » des affaires européennes ; alors même que jamais depuis 1945, l'influence US n'aura été aussi faible sur l'évolution de l'Europe. C'est vrai que sans argent, sans menace commune et sans crédibilité en matière économique et financière, la tâche des envoyés américains n'est pas facile !
(14) Source :
Euronews, 14/12/2011
(15) Selon LEAP/E2020, Angela Merkel est sans conteste aujourd'hui le seul « homme d'état » européen, et même occidental. Elle n'est pas une grande visionnaire mais c'est la seule responsable politique mariant la nécessité de politiques difficiles avec une vision positive de l'avenir. Et quoiqu'on en pense, elle fait preuve d'une indéniable détermination, une qualité nécessaire pour réaliser les choses qui ont de l’importance en politique et qui sont toujours des choses difficiles.
(16) Nous disons « en vain » pour deux raisons. D'une part, parce que les taux réels actuels ne sont pas du tout ceux qu'utilise la presse (voir graphique ci-dessus) ; et d'autre part, parce que, selon nos analyses, l'Euroland en 2012 ou début 2013, si les taux continuent à monter, va entreprendre de collecter directement une partie de l'immense épargne européenne pour se désengager à ses conditions des marchés financiers anglo-saxons … qui devront accepter une grosse décote.
(17) A ce propos, la composition de l'actionnariat des trois agences éclaire l'absence totale d'indépendance de leurs décisions puisqu'elles sont aux mains de quelques grandes banques et fonds d'investissements US (source :
Bankster. Il est temps qu'elle dégrade la note de l'Euroland de plusieurs points … pour que les investisseurs fassent leurs choix : croire les notes des agences ou se fier à leurs propres opinions (source :
CNBC, 15/12/2011). Il y aura une différence in fine. Selon LEAP/E2020, ceux qui suivront les agences seront les plus gros perdants de cette crise financière. Et la tentative des gouvernements européens de « garder à tout prix leur AAA », comme c'est le cas de Nicolas Sarkozy, démontre une seule chose : ils ne font qu'écouter leurs amis financiers. Quand on est l'Euroland et qu'on est le premier bloc commercial mondial, le détenteur de la plus grosse épargne mondiale, etc…, on se moque complètement des agences de notation. On les ignore ou on leur casse les reins. Deux choses qui seront au programme de 2012 d'ailleurs.
(18) Les « hedge funds » de la City sont devenus les plus gros donateurs du parti conservateur (voir graphique ci-dessus) qui de facto est leur relais politique. Et ces mêmes « hedge funds » ont bien entendu une tendresse particulière pour les Eurosceptiques britanniques dont Roger Cohen brosse un tableau particulièrement édifiant dans le
New York Times du 13/12/2011 Ce que reproche les eurosceptiques britanniques à Angela Merkel, ce n'est pas qu'elle soit allemande, mais c'est qu'elle ne soit pas nazie. Si c'était le cas, leurs idées de « race supérieure » pourraient s'exprimer plus aisément au sein de l'UE.
(19) Qui se retrouve privé d'influence sur les décisions qui l'affecteront de toute manière. Source :
Guardian, 10/12/2011
(20) Sources :
Scottish TV, 12/12/2011 ;
Wales Online, 10/12/2011 ;
Independent, 05/12/2011
(21) A ce propos, notre équipe en profite pour partager ses réflexions sur l'utilisation du terme « Uni » dans les noms de pays. Nous considérons que tous les pays ou entités politiques qui mettent le mot Uni ou Union dans leur nom sont condamnés à la désunion le jour où une crise grave modifie les équilibres internes. Le fait d'utiliser le terme « Uni » masque en fait un problème fondamental d'identité commune. C'est pour cela que l'Union des Républiques Socialistes Soviétiques s'est effondrée ; que les Provinces Unies se sont désunies et que les Etats-Unis comme le Royaume-Uni font face à des tendances centrifuges croissantes. C'est aussi pour cela que l'Union européenne n'est pas une entité politique viable (elle est vouée à n'être qu'un grand marché, source :
Spiegel, 18/11/2011)… à la différence de l'Euroland qui n'a pas besoin de rajouter Union ou Uni pour avoir une identité commune. Franck Biancheri, directeur de LEAP/E2020, avait ainsi exprimé, pour ces raisons, son opposition à l'adoption du terme Union européenne à la place de Communauté européenne au début des années 1990.
(22) Et utilisant pleinement sa capacité à manipuler les cours des devises et autres actifs financiers. Une aptitude en rapide déclin du fait de la crise et du dévoilement croissant de la manipulation en cours.
(23) Source :
Independent, 10/12/2011
(24) La City est une survivance féodale qui échappe à toute réglementation sérieuse au sein du Royaume-Uni. Ne serait-ce que parce qu'elle est un immense centre financier que trop peu de contrôleurs « contrôlent », appuyé sur le vaste réseau des paradis fiscaux formé des confettis de l'ancien empire britannique. Pour information,
France Télévisions vient de diffuser un remarquable reportage sur la City en date du 11/2011. On pourrait dire que la City est une sorte de base « pirates » à l'image des côtes
barbaresques que les puissances européennes ont finalement mâtées par des campagnes militaires au XIX° siècle, après des siècles de piratages et de trafics en tous genres.
(25) Que soit du fait de la dette publique ou de la dette privée. Ainsi, en 2012 les investisseurs immobiliers britanniques vont être incapables de refinancer 156 milliards USD de prêts. Source :
Bloomberg, 09/12/2011
(26) Sources :
Telegraph, 14/12/2011 ;
Les Echos, 01/12/2011
(27) Souvenons-nous qu'un an auparavant seulement il paraissait totalement farfelu d'anticiper une telle dégradation. Les experts financiers, médias spécialisés et autres spécialistes de « l'avenir comme copie conforme du passé » estimaient impossible une telle dégradation, ou éventuellement à terme de cinq ou dix ans si la situation financière du pays continuait à se dégrader.
(28) Cette exigence est d'autant plus forte que les sphères médiatiques et financières sont totalement parasitées par le « leurre » que constitue la « crise de l'Euro », destiné, comme nous le soulignons depuis deux ans, à cacher la gravité de la situation au cœur du système financier mondial, à savoir à Wall Street et à la City. Le retentissant échec de David Cameron à Bruxelles la semaine dernière illustre d'ailleurs l'affolement qui règne au cœur de la finance anglo-saxonne.
(29) L'Euroland, malgré ses « handicaps » rappelés à longueur de médias anglo-saxons et les quolibets hystériques des relais de Wall Street et la City, réussit depuis près de deux ans à construire tout un nouvel appareillage politico-institutionnel pour traverser la crise et se préparer au monde d'après. Les Etats-Unis au contraire s'avèrent totalement incapables de la moindre initiative pour s'adapter à la nouvelle donne mondiale comme l'a montré encore récemment l'échec de la super-commission de réduction du déficit malgré son objectif bien limité de 1 500 milliards de réductions sur 10 ans (voir le graphique ci-dessus). L'Histoire des Etats comme des espèces montre pourtant que la capacité d'adaptation est essentielle à la survie ; et que c'est une loi qui ne souffre aucune exception.
(30) Dans son superbe poème «
Tu seras un Homme, mon fils », Rudyard Kipling écrivait « … Si tu peux supporter d’entendre tes paroles / Travesties par des gueux pour exciter des sots, / Et d’entendre mentir sur toi leurs bouches folles / Sans mentir toi-même d’un mot... Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire / Seront à tous jamais tes esclaves soumis ». Et ce conseil vaut pour les collectivités aussi bien que pour les individus car la lecture de la presse anglo-saxonne à propos de l'Euro et de l'Euroland fait irrésistiblement penser à notre équipe à ce passage du poème. Cependant, avec la marginalisation du Royaume-Uni au sein de l'UE et l'accélération de l'intégration de l'Euroland (conformément à nos anticipations), nous constatons le franchissement d'une barrière psychologique dans l'Euroland : le temps n'est plus à ménager les susceptibilités de nos « alliés » anglo-saxons, mais tout simplement à se protéger des attaques de nos adversaires anglo-saxons. A la différence des médias et experts «
mainstream » de Wall Street et la City, les Eurolandais ne perdent pas de temps « à travestir les paroles pour exciter des sots » ; ils se contentent de prendre en compte la réalité, d'avancer en faisant le « gros dos » et de couper un par un les cordes qui les reliaient aux places financières (et demain politiques) britanniques et américaines. Notre équipe ne peut pas résister au plaisir de présenter une nouvelle illustration de la manipulation quotidienne d'information dont se sont fait une spécialité la plupart des médias britanniques et américains. Ainsi, dans le cadre de notre rubrique « les gueux parlent aux sots »,
MarketWatch publiait un article le 14/12/2011 intitulé « Les gestionnaires de fonds craignent une dislocation de la zone Euro ». Or, que découvrait-on à l'intérieur de l'article ? Que leur principale crainte (pour 75% d'entre eux) était une nouvelle dégradation de la note US (48% pensant que cela arrivera en 2012) et que seulement 44% d'entre eux pensaient qu'il y avait un risque qu'un pays sorte un jour de la zone Euro, sans mention de délai. Un titrage honnête aurait donc dû être « Les gestionnaires de fond craignent une nouvelle dégradation de la note US ». Mais comme on dit en Français: « à la guerre, comme à la guerre ! »
(31) Alors que dans le même temps la population US s'est accrue de 30 millions de personnes, soit une hausse de 10%. Source :
Washington Post, 02/12/2011
(32) Pour notre équipe, 2013/2014 va offrir, via le Congrès et du fait d'un soutien massif dans l'opinion publique, une occasion sans précédent de réclamer un démantèlement de la Fed. Les convictions anti-fédérales des Tea Parties et celles anti-Wall Street d'OWS trouveront là un irrésistible point de convergence.
(33) A ce sujet, il est particulièrement intéressant de constater que les agences de notation, Moody's en tête, n'ont à nouveau rien vu venir puisque, jusqu'à la fin de l'été 2011, MF Global était recommandé par ces agences … alors même que la société était déjà en train de ponctionner les comptes de ses clients pour tenter de survivre. Que ceux qui croient que leurs investissements sont mieux protégés à Wall Street ou la City méditent sur ce « détail ».
(34) Sources :
MSNBC, 11/2011 ;
RT, 08/12/2011
(35) Ce sont des chiffres qui classent dorénavant le pays intégralement dans la catégorie « tiers-monde » en matière sociale. Source :
Beforeitsnews, 29/11/2011
(36) Le pays ne parvient plus à générer de la croissance comme l'explique Gregor McDonald dans
SeekingAlpha du 05/12/2011.
(37) Source :
Washington Post, 29/11/2011
(38) En fait, il ne l'a jamais quitté depuis 2008, sauf techniquement du fait des mesures macro-économiques. Mais personne ne se nourrit de macro-économie … sauf les économistes.