Construction et emploi en chute libre, consommateur américain en panne, croissance à peine au-dessus de 1%, ... et dire qu'il y en a encore pour croire que la récession US n'est pas déjà là!


- Info décryptée (3 mai 2007) -



Construction et emploi en chute libre, consommateur américain en panne, croissance à peine au-dessus de 1%, ... et dire qu'il y en a encore pour croire que la récession US n'est pas déjà là!
"Quand le sage montre la Lune, l'idiot regarde le doigt" (Lao Tseu)

Bien entendu, pour ceux qui se contentent de lire les mêmes médias financiers ou les mêmes experts et décideurs qui, il y a un an, prétendaient qu'il n'y avait aucune bulle immobilière (puis ... devant l'évidence, qu'elle n'exploserait pas), qui pronostiquaient le taux EURUSD à 1,10 pour le début 2007, qui assuraient qu'aucun investissement ne pouvait être plus profitable que de parier sur les placements liés aux prêts immobiliers à risque et qui étayaient tout ce beau raisonnement par le dynamisme structurel supérieur de l'économie US par rapport au reste du monde, du fait notamment d'un consommateur US insatiable et éternellement dépensier ... bien entendu pour ceux-là, il n'y a pas de doute : comme toujours, tout va bien ou va aller mieux demain.

Et s'ils font partie du groupe des grands opérateurs financiers, alimentant ces croyances pour tenter de se dégager à toute vitesse de leurs placements, investissements et autres titres américains (ou liés au marché US), ils ont raison de l'être... puisqu'ils trouvent encore des acheteurs crédules pour les croire. Pour ces derniers, la chute n'en sera que plus sévère.

Pour les autres, qui suivent l'évolution de la réalité de l'économie US (et non pas ce qu'on raconte à son propos), ils auront identifié nombre d'indices qui indiquent cette entrée en récession :

. un PNB dont la croissance est tombée à 1,3% au 1° trimestre ; or, sous 2%, la croissance américaine n'est plus suffisante pour maintenir l'emploi et encore moins la consommation.

. des consommateurs qui confirment leur insolvabilité croissante; et qui malgré leur endettement toujours plus grand ont désormais ralenti fortement leurs dépenses.

. un secteur immobilier qui continue à s'effondrer : avec - 4,9% du nombre de promesses de vente, cet indicateur de la tendance à venir dans l'immobilier US, enregistre son plus mauvais score depuis 4 ans.

. une crise des prêts à risque (subprime) qui continue à saper l'ensemble du crédit US en s'étendant aux autres secteurs et en générant une contraction du crédit aux consommateurs

. des ventes automobiles en chute libre (- 7,6% en Avril) y compris pour les constructeurs japonais... or qu'est-ce que la consommation US sans l'automobile ou l'immobilier? En fait pratiquement rien!

Mais tout cela, qui a été anticipé précisément dans le GlobalEurope Anticipation Bulletin (GEAB, sur abonnement ces derniers mois, n'est certainement rien. En effet, la reprise est forcément pour bientôt puisque, comme l'affirme la Réserve fédérale US (qui a tenté de masquer les problèmes le plus longtemps possible au cours de ces douze derniers mois), et avec elle les grands médias financiers, l'investissement des entreprises va prendre la relève de la consommation des ménages.

Que ceux qui ont cru que le fond de la crise immobilière était atteint chaque fois que ces mêmes experts et décideurs l'annonçaient depuis l'Automne 2006, croient à nouveau à la théorie de la reprise US par l'investissement des entreprises.

Les autres, avec LEAP/E2020, s'intéressent sur ce sujet aux évolutions réelles de l'économie US. Et outre les indices déjà cités, ils constatent notamment que les résultats trimestriels des sociétés US sont désormais tombés en moyenne sous la barre d'une progression à deux chiffres pour la 1° fois depuis 4 ans. Et que ce sont les secteurs en aval, proches des consommateurs, qui font des scores particulièrement mauvais (automobile, électroménager, ..).

Jeudi 3 Mai 2007


GEAB N°46 - Sommaire

- Publié le 15 juin 2010 -

Crise systémique globale : Les quatre points individuels de défaillance du système mondial au second semestre 2010
La seconde moitié de 2010 va correspondre à une nouvelle inflexion en matière de dislocation géopolitique mondiale, caractérisée par une accélération des processus de décomposition stratégique, financière, économique et sociale autour de quatre points individuels de défaillance du système international... (page 2)
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La dette publique occidentale : Quand l'insolvabilité devient insupportable
D'ici la fin 2010, le monde entier aura tiré toutes les leçons de la « crise grecque ». En fait, il n'y avait que deux leçons à en tirer… (page 5)
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L'austérité européenne : Quand la croissance conjoncturelle est abandonnée au profit de la stabilité structurelle
En parlant de l'Eurozone, nous avons bien écrit « une politique » d'austérité et non pas « des politiques d'austérité », car l'Allemagne fixe désormais les normes en la matière... (page 8)
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L'inflation chinoise : Quand la Chine va commencer à exporter son inflation
Le plan de relance chinois arrive à sa fin et débouche sur deux problèmes connexes... (page 12)
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La décroissance US : De « l'austérité populaire cachée » à l' « austérité fédérale imposée »
Les élections intermédiaires (« mid-term elections ») de Novembre 2010 vont constituer le premier test électoral des Etats-Unis en crise... (page 14)
Lire communiqué public

Seconds éléments de méthodologie de l’anticipation politique : Questions concernant les sources et la gestion des équipes de recherche
Deuxième série d’extraits du Manuel d'Anticipation Politique que LEAP publiera en Octobre 2010. (page 19)
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Recommandations stratégiques et opérationnelles pour le second semestre 2010
Bons municipaux US (« munis ») : Le grand choc obligataire
Devises : La tempête va se renforcer avec des vagues toujours plus hautes !
Bourses mondiales : Face à l'impensable
Or, cash, métaux précieux, immobilier… (page 23)
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Le GlobalEurometre - Résultats & Analyses
Les sondés sont désormais unanimes (un cas rare pour le GlobalEuromètre) à souhaiter la création d'agences de notation européennes et asiatiques, pour ne plus dépendre du bon vouloir des Moody's, Fitch et Standard & Poor's… (page 26)
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Annonces spéciales abonnés
Séminaire UE-Russie (page 28)
Académie d’Anticipation Politique, cycle 2010-2011 (page 30)
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