'El 76% de los europeos creen que la crisis no finalizará antes de 2012' (GlobalEurometre de junio de 2009)
'76 percent of the Europeans estimate that the crisis will not be over by 2012' (GlobalEurometre June 2009)
'76% des Européens estiment que la crise ne sera pas terminée d'ici 2012' (GlobalEuromètre de juin 2009)
'76% der Europäer gehen davon aus, dass die Krise nicht bis 2012 beendet sein wird' (GlobalEurometer Juni 2009)
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Alerte LEAP/E2020 - Juillet-Décembre 2008 : Le monde plonge au coeur de la phase d'impact de la crise systémique globale- Communiqué public GEAB N°26 (numéro spécial été 2008 - 31 pages !)
A l'occasion de ce numéro 26 - Spécial Eté 2008 - du Global Europe Anticipation Bulletin, l'équipe de LEAP/E2020 a décidé de lancer une alerte sur la période Juillet-Décembre 2008. En effet, notre équipe est désormais convaincue que cette période sera caractérisée par un plongeon de l'ensemble de la planète au coeur de la phase d'impact de la crise systémique globale. Les six mois qui viennent vont donc constituer le vrai noyau de la crise en cours. Les turbulences des douze derniers mois n'en ont été qu’une faible prémisse.
Indice d'Anticipation du consommateur américain (1978-05/2008) – Source : Briefing.com / Conference Board
C'est en effet au cours du semestre à venir que toutes les composantes de la crise (financière, monétaire, économique, stratégique, sociale, politique...) vont converger avec un maximum d'intensité (1). Sans pour autant revenir en détail sur les différentes séquences déjà anticipées dans les précédents numéros du GEAB, nos chercheurs ont choisi de présenter les évolutions des différentes grandes régions de la planète pour les six mois à venir ; et, pour ce faire, de développer huit phénomènes majeurs qui vont marquer les six mois à venir de manière décisive et orienter durablement les année 2009 et 2010, à savoir :
1. Le Dollar en perdition (1 Euro = 1,75 USD fin 2008) : Une peur panique de l'effondrement de la devise et de l'économie US ronge la psyché collective américaine 2. Système financier mondial : La rupture à cause de l'impossible mise sous tutelle de Washington 3. Union européenne : La périphérie sombre dans la récession alors que le noyau de la zone Euro ne fait que ralentir 4. Asie : Le double « coup de bambou » inflation/effondrement des exports 5. Amérique latine : Des difficultés en hausse mais une croissance maintenue pour une grande partie de la région, avec le Mexique et l'Argentine en crise 6. Monde arabe : Les régimes pro-occidentaux à la dérive / 60% de risques d'explosion politico-sociale sur l'axe Egypte-Maroc 7. Iran : Confirmation de 70% de probabilité d'une attaque d'ici Octobre 2008 8. Banques/Bulles spéculatives : La collision des bulles Parallèlement, l'équipe de LEAP/E2020 présente dans ce GEAB N°26 cinq conseils stratégiques à destination des banques centrales, gouvernements et institutions de contrôle qu'elle a élaborés ces derniers mois et dont l'objectif est de limiter et canaliser les graves conséquences de la phase d'impact de la crise. Et, à destination des investisseurs privés, LEAP/E2020 développe également dans ce GEAB N°26 une série de 8 conseils opérationnels pour éviter de commettre des erreurs fatales dans les six mois à venir. Dans ce communiqué public, LEAP/E2020 a choisi de présenter son anticipation sur la prochaine rupture du système financier mondial. Système financier mondial : La rupture à cause de l'impossible mise sous tutelle de Washington
La décision de Washington de faire monter les enchères en terme de retour au « Dollar fort », obligeant Ben Bernanke à monter au créneau sur ce sujet, est porteuse d'une accélération du processus de rupture du système financier mondial (2).
En effet, Ben Bernanke est le dernier rempart avant la prise de conscience définitive par les principaux détenteurs de devises américaines et d'actifs libellés en Dollars US que Washington n'a plus les moyens de soutenir sa monnaie. Ce qui, début 2006 (avec la fin de la publication de M3 par la Fed, annoncée par LEAP/E2020), correspondait à une politique délibérée de baisse du Dollar afin d'essayer de réduire le déficit commercial américain et de limiter la valeur réelle (pour les Etats-Unis) de leur endettement mondial (qui est libellé en Dollar), s'est retourné contre ses initiateurs et se transforme en une fuite généralisée hors des Etats-Unis (fuite de capitaux, stabilité des déficits commerciaux, accroissement de l'inflation,...). La carte « Bernanke » est la dernière carte « psychologique » que peut jouer Washington. Son utilisation montre, selon LEAP/E2020, à quel point les dirigeants américains en sont arrivés aux dernières extrémités pour essayer de retenir leurs partenaires dans le système créé après 1945, et fondé sur l'économie des Etats-Unis et sa devise (3). Quand, dans quelques semaines (après les réunions du G8 et d'autres instances), il se confirmera qu'il est impossible d'organiser la moindre action d'ampleur pour stabiliser durablement la devise américaine (et nous n'évoquons même pas l'idée farfelue de la faire remonter) puisque l'économie américaine s'enfoncera toujours plus profondément dans la récession et que le monde est déjà « gorgé » de Dollars US dont plus personne ne sait comment s'en débarrasser, alors le système financier mondial explosera en différents sous-systèmes tentant de survivre au mieux, en attendant qu'un nouvel équilibre financier mondial s'organise (4). En s'engageant dans cette voie qui ne mène nulle part, consciemment ou inconsciemment, volontairement ou non, Ben Bernanke vient de signer la fin du système financier actuel. Le retour au « Dollar fort », c'est un peu comme la « libération de l'Irak », un voeux pieux qui se transforme en cauchemar.
La pyramide inversée des liquidités mondiales - Sources : Banque des Réglements Internationaux / Independent Strategy
D'ailleurs, si jamais Washington avait réellement l'intention d'essayer de stabiliser le Dollar, ou plus ambitieux, de le faire remonter face aux principales monnaies mondiales, il n'y aurait qu'une seule méthode (5), comprenant deux volets : une forte hausse des taux d'intérêts de la Fed, et une baisse drastique de la création monétaire. Si les autorités américaines décident de mettre en oeuvre cette politique, l'économie américaine (réelle et financière) s'arrête net dans les semaines qui suivent : le marché immobilier tombe à zéro faute de crédits abordables et du fait d'une explosion des intérêts sur les ménages endettés à taux variables, la consommation américaine devient négative (c'est-à-dire qu'elle recule mois après mois), les faillites d'entreprises se multiplient de manière exponentielle, Wall Street s'écroule sous le poids de ses dettes multiples et succombe totalement à l'implosion immédiate du marché des CDS du fait des défauts généralisés de co-contractants...
Ces évènements, absolument certains en cas d'action volontariste de Washington en faveur d'un Dollar fort, sont sans aucun doute inacceptables pour les autorités américaines. Donc, en dehors de parler, et de se déconsidérer encore plus, elles ne feront rien. La méthode traditionnelle de ces dernières décennies n'est plus envisageable : plus personne n'acceptera d'acheter massivement des Dollars pour sauver la devise US sans une action très volontariste (celle décrite précédemment) de Washington. Comme celle-ci n'interviendra pas, le reste du monde en tirera les conclusions nécessaires : chacun pour soi désormais. Et il ne faut pas oublier qu'à la mi-Août 2008, Pékin n'a plus la contrainte de réussir à tout prix les Jeux Olympiques. Donc un grand nombre d'options « brutales » (6), mises en attente jusqu'aux JO, vont refaire surface (7).
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Notes: (1) Pour un calendrier plus détaillé de ces tendances, voir le GEAB N°18. (2) D'ailleurs la Banque des Règlements Internationaux s'inquiète désormais des risques d'une Grande Dépression mondiale. Source : Banking Times, 09/06/2008 (3) Source : Euro Pacific Capital, 23/05/2008 (4) Voir à ce sujet, dans ce GEAB N°26, les conseils de LEAP/E2020 aux banques centrales, gouvernements et institutions de contrôle. (5) Nous avons écarté la seconde méthode qui consisterait à nucléariser la BCE, la Banque de Chine et la Banque du Japon. (6) Source : ContreInfo, 21/04/2008 (7) Et la Russie s'imposant désormais comme le premier producteur mondial de pétrole devant l'Arabie saoudite, les rapports de force sur le marché pétrolier sont là aussi en train de changer rapidement. Source : Times of India, 12/06/2008 Dimanche 15 Juin 2008
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GEAB N°43 - Sommaire- Publié le 15 mars 2010 -
La crise marque la fin de la primauté de la sphère financière et le déclin durable de la City et de Wall Street
C'est une approche géopolitique tout autant qu'économique, financière et monétaire qui a conduit LEAP, en Février 2006, à annoncer l'imminence de ce que nous avons appelé « la crise systémique globale ». Cette même démarche tend aujourd’hui à confirmer que dans le « monde d’après la crise », l’économie réelle va reprendre son caractère central, alors que ces dernières décennies ont été marquées par la centralité de l’économie virtuelle de la sphère financière... (page 2) S'abonner Les cinq séquences de la phase de dislocation géopolitique globale : (page 7) 0. Initiation de la phase de dislocation géopolitique mondiale (page 12) 1. Séquence 1 : Conflits monétaires et de chocs financiers (page 12) 2. Séquence 2 : Conflits commerciaux (page 14) 3. Séquence 3 : Crises souveraines (page 14) 4. Séquence 4 : Crises socio-politiques (page 16) 5. Séquence 5 : Crises stratégiques (page 17) Lire communiqué public « Attention danger » : Classement des huit risques souverains plus dangereux que la Grèce En fonction des informations les plus récentes, l'équipe de LEAP/E2020 a affiné son classement du risque-pays publié à l'automne 2009. Il apparaît ainsi clairement que huit Etats importants sont dans une situation pire que celle de la Grèce, confirmant parfaitement notre anticipation sur le fait que le cas grec n'est qu'un arbre cachant la forêt… (page 18) S'abonner Recommandations stratégiques et opérationnelles Devises, Actions/Obligations, Mesurer le degré de risque socio-politique d'un pays (page 20) S'abonner Le GlobalEurometre - Résultats & Analyses On constate par ailleurs un nouveau renversement de majorité concernant l'éventualité de désordres politiques et sociaux dans leur pays : ceux qui craignent une telle évolution redeviennent largement majoritaires ce mois-ci (76% contre 57% qui pensaient le contraire en Février)… (page 23) S'abonner |
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